Définir les interventions clés pour éliminer la lèpre des Comores

Du 18 au 20 octobre 2018, la Direction Générale de la Santé du Ministère de la Santé des Comores, à travers le Programme National de lutte contre la Lèpre et la Tuberculose et avec l’appui technique et financier de l’OMS, a organisé un atelier de finalisation d’un plan d’accélération de l’élimination la lèpre en Union des Comores. Cet atelier a été facilité par le Dr Alexandre Tiendrebeogo, point focal chargé de la lèpre au bureau régional de l’OMS pour l’Afrique.

Le Directeur Général de la Santé, Dr Aboubacar Said Anli, a tenu à ouvrir la séance de travail qui devait aboutir, après trois jours, sur un plan précis et chiffré pour éliminer la lèpre en tant que problème de santé publique en Union des Comores, c’est-à-dire réduire le taux de prévalence de fin d’année à moins d’un cas de lèpre pour 10.000 habitants.   

« La maladie est encore active dans nos communautés et particulièrement à Anjouan et à Mohéli. Les séquelles invalidantes et le poids que fait peser la maladie sur ceux qui en souffrent et la menace sur les communautés nous commandent de mobiliser des ressources rapidement et c’est pour cela que nous sommes réunis. Nous avons sollicité l’OMS pour nous accompagner dans la finalisation d’un plan d’action qui sera envoyé à la Fondation Sasakawa. Je saisis cette occasion pour remercier l’OMS, la Fondation Sasakawa mais aussi Action Damien pour leur appui dans la lutte contre la lèpre et la tuberculose », a-t-il déclaré.

Agir de manière multisectorielle

Dr Abdoulaye Diarra, Représentant de l’OMS par intérim, rappelle l’urgence d’agir de manière multisectorielle, en coordination avec les acteurs de la vaccination, de la nutrition, de l'hygiène, de l’éducation mais aussi d’autre parti-prenantes qui pourraient venir renforcer cet effort. Il a saisi l’occasion pour saluer la participation de l’UNICEF à cet atelier et son engagement pour l’élimination de la lèpre aux Comores. Selon Dr Diarra, il faut diagnostiquer davantage pour soigner davantage. « C’est à ce prix-là que nous réduirons la transmission dans la communauté », a-t-il ajouté.

Dans non introduction, le Dr Alexandre Tiendrebeogo est revenu sur la récente visite de Yohei Sasakawa en juillet 2018 : « M. Sasakawa a été touché par la situation du pays concernant la lèpre, surtout sur l’île d’Anjouan, pendant sa visite aux Comores et pour cela il s’est engagé pour l’élimination de la lèpre à travers la Fondation Nipponne et la Fondation de Santé « Sasakawa Memorial ».

Le Dr Alexandre Tiendrebeogo a également insisté sur l’importance de renforcer la sensibilisation et la mobilisation sociale sur des axes très précis : « La lèpre continue à se transmettre et touche les gens qui sont immunitairement fragiles et qui n’ont pas un bon état nutritionnel. Nous devons renforcer les capacités et faire une grande campagne conjuguée à des journées villages-lèpres au plus près des populations concernées et qui implique tous les acteurs de terrain. Chaque centre de santé, chaque agent de santé communautaire et chaque instituteur doivent devenir des agents de dépistage, c’est une recette qui a marché dans les autres pays qui ont réussi à éliminer la lèpre comme problème de santé publique et nous devons y parvenir aussi aux Comores ».

Des moyens existent pour éliminer la lèpre et les partenaires nationaux et ceux du système des Nationaux Unis aux Comores, coordonnées et conseillés par l’OMS, sont mobilisés pour que la lèpre disparaisse du pays en moins de 5 ans.

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Dr Nassuri Ahamada

MAL/ PF lèpre/ Bureau OMS/ Comores
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