Communiqué de presse: L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Agence américaine pour le développement international (USAID) renforcent les services de laboratoire de l’Université de Lomé

Unité de la Génomique des Pathogènes Emergents et Ré-émergents (GénoPERe)
@SFiaty/@OMSTogo
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Communiqué de presse: L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’Agence américaine pour le développement international (USAID) renforcent les services de laboratoire de l’Université de Lomé

Désormais, le Laboratoire de Biologie Moléculaire et d’Immunologie (BIOLIM) de l’Université de Lomé dispose d’une Unité de la Génomique des Pathogènes Emergeants et Ré-émergeants (GénoPERe), qui va permettre d’affiner d’avantage le diagnostic de nombreux pathogènes.

La COVID-19 nous a appris plusieurs leçons dont l’importance de se doter de laboratoire disposant des capacités techniques de pointe pour maintenir la sureté et la sécurité sanitaire mondiale. C’est ainsi que, suivant les recommandations du Comité d’urgence du Règlement sanitaire international (RSI), qui est de renforcer les capacités mondiales de séquençage et d’encourager le partage rapide des données, OMS et USAID ont joint leurs efforts à plusieurs autres partenaires pour doter les services de laboratoire de l’université de Lomé d’une Unité de la Génomique des Pathogènes Emergents et Ré-émergents (GénoPERe).

« Il s’agit d’un saut qualitatif qui est fait », selon le professeur Salou Mounerou, Directeur adjoint de BIOLIM et promoteur de la plateforme de séquençage. « Les pathogènes, les micro-organismes sont pluriels et diversifiés, il est important de connaître la séquence au niveau de leur ADN pour pouvoir els différencier et fournir des données fiables devant guider les décisions dans les divers secteurs de riposte aux situation de crise. Nous devons désormais mieux affiner nos réponses aux crises sanitaires qui ne cesseront pas, et le renforcement des systèmes de diagnostic est très important »

Pour Mme Shannon Ritchie, chargée des affaires publiques  à l’ambassade des Etats Unis au Togo, « Ensemble, nous avons transformé cette installation en un environnement moderne, propre et à température contrôlée, où certains des défis sanitaires les plus urgents du monde peuvent être relevés. Ce projet illustre le pouvoir du partenariat, de la vision partagée et des effets positifs qui découlent de la mise en commun de nos ressources et de nos efforts. Il souligne également l'engagement du gouvernement des États-Unis envers le Togo, non seulement en ces temps difficiles pour le COVID, mais aussi dans le cadre de nos efforts continus pour améliorer la santé et le bien-être des citoyens togolais ».

La Représentante Résidente de l’OMS au Togo, Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo, a quant à elle rappelé l’importance de cette nouvelle unité, qui va permettre de «  mieux analyser le code génétique des virus, bactéries et autres organismes aussi bien dans le monde animal que végétal dans le cadre du ONE HEALTH; de faciliter la formation d’experts nationaux en matière de séquençage ; et de contribuer plus efficacement au Système mondial de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (GLASS) de l’OMS et de la FAO (FAO-ATLASS) ». Elle a pour finir réaffirmer l’engagement de l’OMS, chef de fil des partenaires techniques et financiers en santé, à accompagner le gouvernement togolais, à bâtir un système de santé fort et résilient pour répondre efficacement aux maladies émergentes et ré-émergentes. 

Le Professeur Dodzi Komla Kokoroko, président de l’Université de Lomé et ministre des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat, a exprimé les remerciements du monde scientifique universitaire et du gouvernement togolais aux partenaires impliqués dans la réalisation de ce projet et encouragé les scientifiques à faire un bon usage de cette unité pour le bien de la population togolaise et de tous

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