D’une charge élevée à un fort impact : Redresser le cap pour mettre fin au paludisme

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Date:
Le 25 Septembre 2018 de 08h00 à 10h00
(Petit-déjeuner servi de 08h00 à 08h30)

Lieu :
Siège de l’ONU, Delegates
Private Dining Room 6, 7 & 8
405 East 42nd Street,
New York, NY 10017, USA

Le Rapport 2017 sur le paludisme dans le monde a révélé qu’après une période sans précédent de succès dans la lutte contre le paludisme, de nombreux pays  ont signalé peu de progrès ou une augmentation des cas de paludisme à la fin de 2016, même si certains pays ont fait état de progrès encourageants vers l’élimination du paludisme. Plusieurs problèmes, y compris la faiblesse des systèmes de santé, des lacunes dans l’adoption des interventions et des outils innovants disponibles, un financement inadéquat et une appropriation et un leadership insuffisants au niveau national entravent encore les efforts de lutte et d’élimination du paludisme dans la région.  

En 2016, on estimait à 216 millions le nombre de cas de paludisme, dont 194 millions (90 %) dans la Région africaine de l’OMS, tandis que les décès s’élevaient à 445 000, dont 407 000 (91 %) dans la Région africaine de l’OMS . En outre, environ 70 % de la charge de cas estimée et 71 % des décès estimés se sont produits dans 10 pays d’Afrique subsaharienne (Burkina Faso, Cameroun, République démocratique du Congo, Ghana, Mali, Mozambique, Niger, Nigeria, Ouganda et République-Unie de Tanzanie) et en Inde. Près de 154 millions de cas et 311 000 décès surviennent chaque année dans ces 11 pays fortement touchés. Dans le même temps, 10 pays à travers le monde sont en passe d’atteindre zéro cas de paludisme d’ici 2020. 

La Stratégie technique mondiale (GTS) de lutte contre le paludisme a été approuvée par l’Assemblée mondiale de la santé en 2015 et définit une vision pour un monde sans paludisme . La région africaine, qui est la plus touchée par cette maladie, a adopté un « Cadre pour la mise en œuvre de la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030 dans la région africaine »  lors de la soixante-sixième session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique. La GTS fixe des objectifs réalisables pour réduire la morbidité et la mortalité dues au paludisme d’au moins 40 % d’ici 2020 ; d’au moins 75 % d’ici 2025 ; et d’au moins 90 % d’ici 2030, par rapport à 2015. La GTS aspire également à éliminer le paludisme dans au moins 10 pays d’ici 2020 ; au moins 20 pays d’ici 2025 ; et au moins 35 pays d’ici 2030.

Étant donné les évolutions actuelles des taux de mortalité et de l’incidence des cas de paludisme dans le monde, en particulier dans les 11 pays les plus touchés, ainsi que les niveaux actuels de couverture des interventions critiques, il est peu probable que les objectifs de la GTS pour 2020 puissent être atteints à l’échelle mondiale. Pour relever ce défi et inverser ces tendances, un engagement politique, un financement et des efforts programmatiques supplémentaires seront nécessaires pour remettre les pays fortement touchés sur la voie de la réalisation des objectifs de 2025 fixés par la GTS et pour s’appuyer sur les avantages acquis afin d’atteindre ensuite les objectifs de la GTS pour 2030. 

Les pays ont le potentiel de modifier radicalement les tendances mondiales du paludisme en fonction des efforts à mener dans chacun d’entre eux, appuyés par un leadership politique au plus haut niveau et des investissements ciblés grâce à l’utilisation d’informations stratégiques et au déploiement adapté des interventions. L’accélération des progrès et le redressement du cap dans la lutte contre le paludisme nécessiteront une approche de responsabilité partagée envers le financement et une utilisation efficace des ressources dans les pays fortement touchés. Des ressources supplémentaires seront nécessaires pour renforcer les interventions déjà en place et introduire des outils innovants. Ces lacunes dans les ressources pour lutter contre le paludisme ne seront comblées que par des investissements conjoints provenant de financements nationaux et internationaux.  

Une table ronde de haut niveau avec les dirigeants des pays concernés, visant à informer et à plaider en faveur d’un soutien des États membres et des partenaires pour faire face à la situation du paludisme, se tiendra le mardi 25 septembre 2018.