Engager la communauté médiatique autour de la thématique de la couverture sanitaire universelle: un café de presse dédié à la Journée Mondiale de la Santé

Le Bureau de l’OMS au Burundi, en collaboration avec le Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida (MPSPLS), a organisé un café de presse ce jeudi 12 avril 2019 dans les enceintes de La Détente à Bujumbura. Destiné aux professionnels des médias, l’événement a été organisé dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale de la Santé 2019. Le thème de la JMS 2019 est « Couverture-santé Universelle : Pour tous, partout et en tout temps ». En tant que partenaire privilégié de la communauté, la presse a été informée en détail sur ce thème, notamment les tenants et les aboutissants de la couverture sanitaire universelle prise dans toutes ses composantes.

L’objectif de cette rencontre était entre autre d’engager les professionnels des médias autour de la thématique de la Couverture-santé Universelle CSU à travers une participation active dans les activités prévues et de créer une opportunité d’information des sur la CSU en soi, ainsi que des sous thème y relatifs dont la problématique des MCNT. C’est donc devant un parterre d’une quarantaine de journalistes et professionnels des médias attentionnés que les délégués du Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida et de l’OMS ont délivré leurs messages.

Des orateurs du Ministère de la Santé et de l’OMS Burundi ont eu à faire tour à tour des exposés. Le premier exposé a mis en exergue les trois dimensions de la CSU à savoir : les personnes, les services et soins de santé et les coûts. Il est revenu sur les progrès accomplis dans le monde depuis la Déclaration d’Alma Ata en 1978 sur les soins de santé primaires et adoptés par l’OMS et ses Etats membres comme canal pour accélérer la marche vers la CSU. L’exposé a encore une fois défini la Couverture-santé universelle, qui est une approche qui consiste à veiller à ce que l’ensemble de la population ait accès aux services de santé, sans que leur coût n’entraine des difficultés financières pour les usagers. Elle est un pari réalisable, car il suffit d’une volonté politique forte, pour que chaque pays mette en place un système de santé solide et équitable, qui ne laisse personne pour compte.

Le café de presse a aussi été une opportunité de parler des Maladies Non Transmissible (MNT).

Le deuxième exposé a abordé une question d’intérêt majeur, les maladies chroniques non transmissibles qui ont supplanté les maladies transmissibles en tant que causes de décès évitables dans de nombreux pays, y compris les pays en voie de développement. En effet, le présentateur de l’OMS rappelé les 5 principales maladies chroniques responsable de la majorité des décès dans cette catégorie, les maladies cardio-vasculaires, les cancers, les maladies respiratoires chroniques, le diabète et les troubles mentaux. L’audience a par la suite été informé que les maladies non transmissibles, ou MNT, sont de loin la principale cause de décès dans le monde, représentant plus de 70% de la totalité des décès annuels liés aux maladies dans le monde. Un de point sur lequel l’exposé a insisté à travers des données statistiques, en rappelant que sur les 56 millions des décès liés à la maladie dans le monde en 2015, 41 étaient dus aux MNT. Il a fait remarquer qu’il est indispensable d’adopter une nouvelle approche de la prévention et de la prise en charge des MNT afin d’atteindre l’objectif de développement durable d’amélioration de la santé et du bien-être pour tous.

A la question par les journalistes de savoir ce qu’est en train de faire l’OMS face à une problématique aussi grave pour la santé publique, les journalistes ont été informés qu’au niveau national, le MSPLS et l’OMS étaient notamment en train de travailler d’arrache-pied pour réaliser une enquête « STEPS ». Cette dernière dans le cadre de l’une des fonctions essentielles de l’OMS, qui consiste à aider les pays à mettre en place un agenda de recherche ciblé afin de générer les évidences requises pour formuler et mettre en œuvre des politiques de santé cohérentes. Ces recherches incluent notamment des enquêtes STEPS, destinés à donner aux communautés une meilleure compréhension des facteurs de risque qui perpétuent les maladies chroniques, causes importantes des décès dans les communautés aujourd’hui. L’enquête en cours de préparation sera réalisée autour des mois de juillet et août de cette année.

A l’issue de cette rencontre aux échanges enrichissants, les professionnels des médias ont salué l’initiative qui leur a permis d’en découvrir plus sur deux thématiques sanitaires d’une importance aussi capitale. Ils ont aussi reconnu la nécessité de renforcer la trilogie MSPLS-OMS-MEDIAS qui est en train de se mettre en place et ont souhaité que des séances régulières de communication à leur endroit soient organisées, afin de leur permettre d’être à jour.

De leur côté, les délégués du MSPLS et de l’OMS, ont réitéré leur disponibilité à rendre disponible l’information sanitaire en temps réels, et ont appelé les journalistes à participer à l’effort général pour la promotion de la santé à travers le relai et l’amplification des messages de santé pour informer et sensibiliser la population à se prévenir, notamment à travers l’adoption des comportements sains.

Les activités de célébration de la Journée mondiale de la Santé vont se poursuivre le long de la semaine à venir, pour culminer dans la journée du 18 avril par la tenue d’une panel discussion de haut niveau à laquelle participeront les hauts cadres du Ministères de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida, ainsi que les délégués des partenaires techniques et financiers du secteur de la santé au Burundi. Les échanges porteront toujours sur la thématique de la Couverture-santé Universelle, avec notamment une réflexion profonde sur le comment prendre en compte les déterminants de la CSU dans les politiques nationales aussi bien du secteur santé que des autres secteurs socio-économiques, et comment utiliser le secteur non étatique dans un partenariat gagnant – gagnant au service des communautés.

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