Les ministres africains de la santé s’engagent à prendre des mesures fermes contre la fièvre jaune

Victoria Falls (Zimbabwe), 30 août 2017 : Les ministres africains de la santé, actuellement réunis au Zimbabwe à l’occasion de la soixante-septième session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique, ont arrêté dix actions prioritaires devant guider les pays dans le cadre de l’élimination des épidémies de fièvre jaune d’ici à 2026.

Maladie virale, la fièvre jaune peut entraîner une hémorragie grave et la mort si le patient n’est pas rapidement traité. Elle sévit dans plusieurs pays africains, ses symptômes étant la fièvre, les céphalées, l’ictère, les myalgies, les nausées, les vomissements et la fatigue.

Présentant le « Cadre pour la mise en œuvre de la Stratégie mondiale pour l’élimination des épidémies de fièvre jaune », qui énonce les actions prioritaires, le directeur régional par intérim du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire, le Dr Zabulon Yoti, qui s’exprimait au nom du Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, a informé les ministres que l’approvisionnement limité en vaccin antiamaril et en stocks d’urgence, l’application inadéquate du Règlement sanitaire international (RSI, 2005), le changement climatique, l’urbanisation rapide sont certains des facteurs qui ont exposé plus de 440 millions de personnes au risque de contracter la maladie. Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé, l’une des pires flambées survenues en 2013 a provoqué 170 000 cas de fièvre jaune sévère en Afrique et entraîné la mort d’environ 60 000 personnes. La vaccination préventive de masse de plus de 30 millions de personnes au cours de la récente flambée survenue en Angola et en République démocratique du Congo a permis d’éviter une épidémie d’une ampleur similaire à celle de 2013.

« La fièvre jaune représente toujours une menace grave pour la santé publique à l’intérieur et l’extérieur de la Région. L’administration d’une seule dose de vaccin antiamaril par personne permet d’éliminer les épidémies de fièvre jaune, ce qui représente bel et bien un gain rapide en matière de santé publique. La prise en main et le leadership au niveau national sont essentiels pour protéger les personnes à risque grâce à la vaccination systématique et préventive », a précisé le représentant de la Directrice régionale.

Les ministres se sont engagés à mener les évaluations de risques recommandées par l’OMS et des campagnes de rattrapage, et à veiller à la stricte application du Règlement sanitaire international (RSI), en particulier aux voyageurs à destination et en provenance des pays exposés au risque, afin de lutter contre cette maladie. D’autres mesures seront destinées à vacciner toutes les personnes dans les pays à haut risque, à améliorer la vaccination systématique, à immuniser chaque enfant en âge d’être vacciné et à protéger les travailleurs dans les secteurs à haut risque tels que l’industrie pétrolière, l’exploitation minière, la construction et la foresterie. 

Les ministres se sont également engagés à élaborer des « plans d’intervention immédiate » de nature à faciliter une riposte rapide aux flambées dans les centres urbains. Les mesures envisagées porteront également sur le renforcement des programmes de surveillance et de lutte antivectorielle dans les villes, et des mécanismes de surveillance et de détection précoce.

Les ministres ont par ailleurs pris l’engagement de mettre en place un réseau de surveillance régional regroupant tous les pays à haut risque afin de normaliser les procédures de prévention et de traitement. Ils ont appelé le Groupe international de coordination à assurer la disponibilité d’un stock de vaccin antiamaril d’urgence pouvant secourir les pays lors des flambées. Cette mesure ira de pair avec la promotion d’un système de riposte permettant le dépistage rapide des cas, la vaccination réactive, une bonne prise en charge des cas, la lutte antivectorielle et la mobilisation communautaire.

Les actions susmentionnées donnent des raisons d’espérer que les populations de 35 pays africains à haut risque seront protégées contre la fièvre jaune et que la propagation internationale de la maladie sera évitée grâce à la détection rapide, la confirmation des cas et la maîtrise rapide des flambées sur le continent.

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