URGENCE CHOLÉRA DANS LE LOMAMI : l’OMS et l’ONG ALIMA s’accordent pour la prise en charge des patients, l’approvisionnement en eau et la sensibilisation aux règles d’hygiène dans la zone de santé de Kanda-Kanda.

KINSHASA, 22 NOVEMBRE 2017. Dans le cadre de la réponse à l’épidémie de choléra qui touche actuellement les zones anciennement indemnes à cette maladie de la province du Lomami (Centre-est),  le Bureau Pays de l’OMS en RDC et l’ONG ALIMA (Alliance pour l'Action Médicale Internationale) ont signé le mardi 21 novembre un accord de financement d’une valeur de 70 000 USD.  Il s’agit particulièrement d’un appui de l’OMS et de son partenaire de mise en œuvre, aux efforts des autorités sanitaires pour stopper l’épidémie dans la zone de santé touchée de Kanda-Kanda, plus spécifiquement dans l’aire de santé de Matamba. L’ONG ALIMA va appuyer pendant une période de deux mois les activités de la prise en charge des cas. ‘‘L’urgence et les  priorités sont données à l’approvisionnement  de l'eau traitée pour éviter l’augmentation de cas de choléra. Il s'agit également de renforcer les activités relatives aux conditions d’hygiène individuelle et collective ainsi que celles de sensibilisation des communautés pour leur engagement effectif dans l’assainissement des milieux  dans cette aire de santé,’’ a souligné le Dr Allarangar Yokouidé, Représentant de l’OMS en RDC.

L’objectif, selon lui, est de ‘‘réduire la mortalité due au choléra à moins de 1%, et de réduire l’incidence du choléra dans l’aire de santé à moins de 10 cas par semaine d’ici à fin décembre 2017 ’’. Il est essentiel de rappeler que c’est depuis la semaine épidémiologique 38 (du 18 au 24 septembre 2017), que l’épidémie du choléra touche l’aire de santé de Matamba avant de s’étendre à deux autres zones de santé de la même Province, à savoir: Ngandajika et Kalambayi.

Dans ces zones qui n’avaient pas connu le choléra depuis plusieurs années, les services de santé (zones de santé), avec l’appui de l’OMS et des autres partenaires, font de la sensibilisation et de la prévention, appelant la population à utiliser de l’eau bouillie pour le brossage des dents, la toilette des nourrissons et la cuisine, et à se laver le plus régulièrement les mains au savon, ou à se désinfecter les mains autant que possible, après avoir été aux toilettes ou avant de manger, afin d’éviter toute  expansion de l'épidémie dans d’autres zones avoisinantes à risque.

Le nombre de cas suspects de choléra au cours de la semaine épidémiologique 45, dans la zone de santé de Kanda-Kanda, était de 60, après avoir atteint  le pic de 115 cas au cours de la semaine épidémiologique 44. L’OMS a apporté, en collaboration avec l’UNICEF, les premiers appuis aux zones de santé touchées sous forme de mise à disposition d’intrants et de conseils techniques, en termes de l’organisation de la réponse. Au cours de la semaine épidémiologique 45, Médecins Sans Frontière Belgique s’est investi dans la réponse à l’épidémie au niveau des Zones de santé de Ngandajika et  Kalambayi. L’OMS de son côté, concentre son appui à la Province du Lomami au niveau de l’aire de santé de Matamba.

 
L’épidémie se stabilise au cours des dernières semaines

L'épidémie de choléra, qui sévit en RDC depuis le début de l’année en cours, connaît une tendance à la baisse avec moins de 2 000 cas au cours des semaines 43 (du 23 au 29 octobre 2017) et 44 (du 30 octobre au 5 novembre 2017). Toutefois, une augmentation relativement importante du nombre de cas a été observée au cours de la semaine 44 dans les provinces du Kasaï (98 cas suspectes contre 67 pendant la semaine 43) et de Lomami (271 cas contre 45 durant la semaine 43).

Les provinces du Kasaï et Lomami sont les dernières à être touchées par l’épidémie dont elles avaient été épargnées au cours de  dix dernières années ; de fortes craintes sont que davantage de personnes pourraient être touchées par le choléra en cette période des fortes pluies dans ces régions.

La survenue du choléra dans cette partie du centre de la RDC était prévisible en raison de la vulnérabilité des cinq provinces de la région (Kasaï, Kasaï Central, Kasaï Oriental, Lomami et Sankuru) aux maladies diarrhéiques. Pour le Ministère de la Santé Publique et ses partenaires, cette vulnérabilité antérieure a été récemment exacerbée par de violents conflits qui ont occasionné de nombreux mouvements de populations ainsi que des dégradations importantes des structures de prise en charge des malades.

Selon les données fournies par le système national de surveillance épidémiologique, la RDC notifie, depuis le début de l’année 2017 jusqu’à la 45ème semaine, un total cumulé de 45 912 cas suspects de choléra dont 930 décès (taux de létalité: 2, 02%). ‘‘Un appui substantiel en ressources  demeure une urgence pour endiguer la progression de l’épidémie dans la partie centrale de la RDC (Kasaï), qui risque d’être dépassée si les moyens de réponse demeurent insuffisants,’’ estime le Dr Allarangar, Représentant de l’OMS en RDC. 

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