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Réinventer l’avenir de la santé en Afrique : un engagement collectif qui façonnera les vies de demain

Réinventer l’avenir de la santé en Afrique : un engagement collectif qui façonnera les vies de demain
Réinventer l’avenir de la santé en Afrique : un engagement collectif qui façonnera les vies de demain
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Abidjan - L’avenir de la santé en Afrique se dessine dans un environnement marqué par de fortes pressions sur les systèmes de santé de la Région. Ces défis appellent une transformation en profondeur de leur organisation et leur fonctionnement. L’enjeu va au-delà de l’efficacité des services pour intégrer pleinement l’équité dans l’accès aux soins, ainsi que le renforcement de leur résilience face aux crises et leur capacité à protéger durablement les populations.

C’est dans ce cadre que se tient, du 13 au 17 avril 2026 à Abidjan, une réunion régionale sur le thème « Une nouvelle ère de santé pour l’Afrique : action unie pour la Vision 2035 », réunissant des experts des 47 États membres de la Région africaine de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Cette rencontre vise à élaborer le Plan stratégique régional 2026–2030 ainsi que la Vision 2035, à travers un processus inclusif et participatif conduit par les États Membres. Elle s’inscrit dans une consultation plus large visant à garantir que les orientations stratégiques reflètent pleinement les priorités nationales, les réalités contextuelles et les ambitions communes des pays de la Région.

Lors de l’ouverture des travaux, le ministre ivoirien de la Santé, Pierre N’Gou Dimba, a appelé à une transformation des approches en santé, soulignant la nécessité de repenser les réponses face aux défis actuels. « La rencontre d’Abidjan doit nous permettre d’imaginer des initiatives audacieuses à même de faire bouger les lignes pour accroître la santé et le bien-être de nos populations », a-t-il déclaré. Cet appel souligne l’urgence d’engager des réformes structurelles durables.

Les échanges portent sur la transformation des systèmes de santé selon une approche intégrée. Ils mettent en avant la progression vers la couverture sanitaire universelle, le renforcement de la résilience des systèmes et leur modernisation par les solutions numériques, ainsi que la souveraineté sanitaire. L’objectif est de bâtir des systèmes plus efficaces, plus équitables et mieux adaptés aux besoins des populations et aux contraintes financières.

Le Directeur de la gestion des programmes de l’OMS Afrique, le Dr Abourahmane Diallo, a rappelé l’importance d’une approche pragmatique et orientée vers l’impact : « L’objectif est d’identifier des initiatives à fort impact, capables de produire des résultats concrets et mesurables dans les pays. » Il a également souligné la nécessité de prioriser des actions réalistes, alignées sur les capacités et les priorités nationales, afin de garantir leur mise en œuvre effective.

Au cœur des réformes engagées, les soins de santé primaires occupent une place centrale dans la transformation des systèmes de santé. Ils constituent le premier point de contact entre les populations et les services de santé et jouent un rôle clé dans la réduction des inégalités. Des systèmes solidement ancrés dans des services de proximité permettent de prévenir les maladies, d’assurer une meilleure prise en charge des affections chroniques et de limiter les dépenses de santé excessives pour les ménages. Toutefois, des obstacles persistent, notamment en matière de financement et de personnel de santé, ralentissant les progrès vers la couverture sanitaire universelle.

Dans un contexte marqué par la multiplication des chocs sanitaires, climatiques et humanitaires, la capacité des systèmes de santé à faire face et à s’adapter devient de plus en plus déterminante. Le renforcement de la résilience des systèmes de santé demeure ainsi une priorité majeure. La pandémie de COVID-19 a mis en évidence des faiblesses importantes, notamment en matière de surveillance, de chaînes d’approvisionnement et de préparation aux urgences, tout en révélant une capacité d’adaptation importante. L’enjeu est désormais de consolider ces acquis grâce à des investissements durables, afin de garantir la continuité des services essentiels, même en période de crise.

Parallèlement, les avancées technologiques transforment progressivement le fonctionnement des systèmes de santé. La transformation numérique apparaît comme un puissant levier pour améliorer leur efficacité et leur réactivité. Les systèmes d’information intégrés, la surveillance en temps réel et l’utilisation stratégique des données offrent des opportunités majeures pour renforcer la planification, la coordination des interventions et la prise de décision à tous les niveaux du système de santé.

La diversité et le niveau de participation à Abidjan témoignent de l’importance de ce processus. Cette rencontre constitue un moment clé de dialogue et de construction collective, où les États Membres, avec l’appui de l’OMS et de ses partenaires, s’engagent collectivement pour définir une vision commune et la traduire en actions concrètes adaptées aux priorités nationales.

En réunissant l’ensemble des États membres, cette consultation reflète une volonté commune de construire une vision partagée de l’avenir de la santé en Afrique. Les décisions prises influenceront non seulement les politiques publiques, mais aussi la manière dont les services de santé atteignent les communautés, en particulier les plus vulnérables. Comme l’a souligné le ministre, « Construire une nouvelle ère de santé pour l’Afrique est plus qu’une ambition, c’est un impératif. »

À Abidjan, les bases d’une nouvelle dynamique sont posées. C’est désormais au plus près des populations que cette ambition se concrétisera, ouvrant la voie à une action coordonnée à l’échelle de la Région.