KAYNA, Nord-Kivu, 22 septembre 2026. Chaque matin, dans la cour de l’école primaire Bungenye, à Luofu, 860 élèves et leurs enseignants se rassemblent autour d’un même objectif : prévenir les épidémies.
À 43 ans, Sœur Claudine Kasoki, directrice de l’établissement, a fait de la traditionnelle parade scolaire un moment de sensibilisation. Lavage des mains au savon, absence de contact avec une personne malade, reconnaissance des signes d’alerte et signalement rapide des événements sanitaires inhabituels : les messages sont simples et concrets.
Dans cette région du Nord-Kivu déjà éprouvée par de précédentes épidémies d’Ebola, l’école devient ainsi un relais essentiel de la vigilance communautaire.
« Tout commence dans la communauté avec une seule personne malade », explique Sœur Claudine devant ses élèves. « Une détection rapide peut empêcher qu’un cas suspect apparu dans le voisinage n’atteigne nos écoles et ne se transforme en une chaîne de transmission plus difficile à maîtriser. »
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