Comme la majorité des femmes dans sa situation, Rosalie Memadji, 26 ans, a eu beaucoup de mal à se rendre au centre de santé pour se faire suivre et donner naissance à son enfant dans le contexte de la pandémie de COVID-19. Après la survenue de la maladie dans le pays, des rumeurs inquiétantes ont commencé à se propager à propos des structures sanitaires. « Ce qui me préoccupait le plus, c’était le suivi de ma grossesse : comment pouvais-je me résoudre à me rendre au centre de santé alors qu’on disait que c’est là-bas que l’on contracte le plus la maladie ? Une amie m’a même dit que le thermo flash qu’ils utilisaient à l’entrée du centre est un appareil qui sert à contaminer les gens. »